En octobre 2008, le propriétaire du journal croate Nacional, Ivo Pukanić, décédait à Zagreb suite à un attentat à la bombe.
"L'hebdomadaire Nacional, pourrait-on dire, vivait et existait en bonne partie grâce à son énergie, et il était justement lu à cause des messages directs ou masqués que Pukanic envoyait dans ses textes provocateurs. Il écrivait sur la mafia, les services secrets, maints scandales, secrets et autres coups fourrés de l'élite locale, que ce soit de la politique ou des affaires, à laquelle il souhaitait lui-même appartenir. Pourtant, il n'est pas parvenu ni ne voulait se borner à n'être qu'un observateur extérieur des événements sur cette scène, mais également son acteur et participant direct" nous apprend un article de Jutarnli list traduit en français sur Paperblog (lien).
Des liens avaient été supposés avec un certain «milieu» serbe et un mandat d'extradition avait été demandé par la Croatie concerant Željko Milovanović alias «Gavra».
Le fait est que ce dernier disposerait de la nationalité serbe, de la nationalité croate... et même de la nationalité bosniaque, ce qui rend le dossier compliqué puisqu'il fait face à des charges criminelles aussi bien en Croatie qu'en Serbie.
On apprend aujourd'hui que la demande d'extradition a été rejetée par la Cour Suprême de Serbie, au motif que le prévenu fait face à des charges criminelles en Serbie.
Son arrestatation avait été rendue publique le 1er juin par les autorités de Belgrade. Il avait été membre de l'unité spéciale les "Bérets rouges" (para-militaires) de Milorad Ulemek. Cette unité avait été dissoute après l'assassinat du Premier ministre M. Djindjic. Son dossier criminel est épais, rien qu'en Serbie: crimes de guerre, vols, kidnapping, meurtre.
Source: B92. Photo: vijesti.gorila.
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