La Newsletter n°36 de Yucom signale que la volonté de changer le nom du Boulevard Južni à Nis a suscité une controverse. L'idée était de lui donner le nom du chanteur Šaban Bajramovic (photo) récemment décédé et issu de la communauté rom. Un groupe d'habitants s'est opposé à ce changement de nom, au motif que cela impliquerait de changer leurs documents d'identité, mais Yucom y voit plutôt une forme de racisme inavoué.Toujours à propos des Roms, il y a quelques jours un bidonville (slum) regroupant 50 maisons improvisées dans le quartier destiné à loger les athlètes de l'Universiade de Belgrade, a été démoli et ses occupants ont dû abandonner le lieu où ils avaient vécu des années dans des conditions de précarité totale.
Le maire de Belgrade, Dragan Djilas a affirmé que «on ne peut permettre que quelques centaines de personnes stoppent le développement de Belgrade ni que quiconque prenne en otage les deux millions de Belgradois».
Malgré de nombreuses protestations de différentes sources, l'administration de la Ville a installé des containers pour loger les familles dans le village de Boljevci à la périphérie de Belgrade, où les habitants ont immédiatement bloqué l'accès aux routes et demandé que les containers soient enlevés. Des habitants auraient menacé d'y bouter le feu si des Roms devaient s'y installer. Des troubles ont aussi eu lieu, une tentative de retourner un container semble avoir eu lieu. «Bien que cela représente une rébellion raciste évidente, les médias insistent sur le fait 'qu'il n'y a pas eu d'incidents'», écrit Yucom.
Yucom s'étonne de la sympathie exprimée par le maire de Belgrade envers les habitants de Boljevci: «Je comprends la peur des habitants de Boljevci, aurait-il déclaré. Car des personnes auraient pu venir dans leur village qui pour partie n'ont même pas de documents d'identité, et personne ne sait qui ils sont (...) Tous ceux qui n'ont pas de résidence légale à Belgrade doivent retourner d'où ils viennent. C'est un droit légal et ce n'est pas négociable ni avec l'OSCE ni l'UNHCR ou les organisations non-gouvernementales.»
Yucom voit dans le traitement de ces informations par les autorités officielles gouvernementales un manque de sensibilité dans la détection et l'analyse du racisme comme phénomène social.
Le texte complet de la Newsletter peut être obtenu en anglais et en serbe auprès du Komitet pravnika za ljudska prava / Comité des Juristes pour les droits de l'Homme - Tel/Fax: +381 11 33 44 235; 33 444 25; 3238 980 - e-mail yucomoffice@gmail.com – site web www.yucom.org.rs.
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