Le parti LDP a publié un communiqué de presse concernant l'affaire Štrpce du nom de cette localité proche de Visegrad où 19 personnes furent exécutées en raison de leurs origines ethniques le 27 février 1993.Un rapport d'Amnesty International cite les faits: "Le 27 février 1993, un train reliant Belgrade au port monténégrin de Bar a parcouru une section de 10 kilomètres en Bosnie-Herzégovine, sur un territoire contrôlé par les Bosno-Serbes. À la gare de Strpci, le train a été arrêté et des hommes armés en uniforme sont montés à bord. Des témoins ont pensé que certains appartenaient à la police militaire ou à la police bosno-serbe. Les hommes ont traversé les wagons, demandant aux passagers leurs papiers d'identité, qui leur ont généralement permis de déduire leur nationalité. Ils ont fait descendre au moins 20 hommes du train, des Musulmans du Monténégro pour la plupart ; l'un d'entre eux était Croate, retraité de l'Armée nationale yougoslave". Les personnes en question ont ensuite été exécutées et on ignore où sont les dépouilles.
Nebojša Ranisavljević a été condamné en 2002 à 15 années de détention pour crimes de guerre contre la population civile mais les autres auteurs demeurent libres.
Quant au Parti Libéral Démocrate (LDP) il demande que soient envisagées les responsabilités d'officiels serbes pour lesquels l'unité paramilitaire œuvrait. Le LDP dit voir dans cette affaire une absence de volonté de l'État et des institutions judiciaires d'achever l'enquête. Le LDP évoque aussi la nécessité d'une indemnisation équitable des familles.
(NB: selon les sources on lit Štrpce ou Štrpci.)
Sources: "Jugement rendu à Belgrade pour les crimes de guerre de Sjeverin : Amnesty International demande que tous les responsables de la politique d'enlèvements et de meurtres soient traduits en justice" (rapport 2003 d'Amnesty International), B92, Liberal Democratic Party LDP.
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