mardi 25 décembre 2007

R. Mladic en Serbie selon Vladimir Vukcevic

Vladimir Vukcevic, Procureur pour les crimes de guerre, a déclaré à BLIC: "Nous avons localisé R. Mladic, en Serbie, mais cela ne veut pas dire que nous connaissons l'adresse où il se cache".

Sa déclaration fait écho à une récente interview de Carla Del Ponte à BLIC: "Je peux vous dire qu'au printemps 2006 les autorités serbes ont négocié avec Mladic sa reddition volontaire. Ils savaient exactement où il se trouvait mais ont décidé de ne pas l'arrêter. Concernant Karadzic nous savons qu'il était à Belgrade en 2004 et Mladic y est toujours".

BLIC signale que le nom de R. Karadzic ne se trouve pas sur la liste des personnes interdîtes d'entrée et de séjour aux USA.

vendredi 21 décembre 2007

Publication des "Accords de réadmission"

Parution au Journal Officiel de l'UE, en date du 19 décembre 2007, des "accords de réadmission", en vue de faciliter l'expulsion vers la Serbie de personnes n'ayant pas de titre de séjour régulier.
Selon l’article 2: « la Serbie réadmet sur son territoire toute personne qui ne remplit pas, ou ne remplit plus, les conditions d’entrée, de présence ou de séjour applicables sur le territoire de l’État membre requérant, lorsqu’il est prouvé, ou peut être valablement présumé sur la base du commencement de preuve fourni, que cette personne est un ressortissant de Serbie ».
L'Accord entre la Communauté européenne et la République de Serbie concernant la réadmission des personnes en séjour irrégulier peut être téléchargé ici (pdf).

mercredi 19 décembre 2007

Le Kosovo au Conseil de Sécurité: synthèse des déclarations

Voici le communiqué de presse du Conseil de sécurité de l'ONU. Nous ne saurons bien sûr jamais ce qui s'est dit dans les couloirs...

19 décembre 2007 – Le président du Kosovo, province serbe administrée depuis 1999 par les Nations Unies, et le Premier ministre de la Serbie ont présenté aujourd'hui devant le Conseil de sécurité leurs opinions divergentes sur l'indépendance du territoire, divergences reflétées dans les positions des Etats-Unis et de l'Union européenne d'un côté et de la Russie de l'autre.

Prenant la parole à l'issue de la séance à huis close, le président du Kosovo, Fatmir Sejdiu, a remercié le Conseil d'avoir pu lui exposer sa position sur une question « d'un intérêt vital pour le Kosovo ».
« C'était l'occasion d'exprimer notre point de vue sur le présent comme sur l'avenir du Kosovo ». Nous sommes arrivés au terme d'un long processus avec la Troïka et le plan Ahtisaari où « toutes les possibilités d'arriver à un accord ont été épuisées », a-t-il déclaré.
« Il est très important que nous soyons engagés dans la formation d'un nouveau gouvernement démocratique capable de défendre les droits de toutes les communautés. Nous nous engageons à maintenir de bonnes relations dans notre région et à y préserver la stabilité», a-t-il ajouté.
« Nous espérons que dans un proche avenir nous pourrons établir également des relations amicales et de bon voisinage avec la Serbie, comme il a été proposé dans notre traité d'amitié et de coopération », a dit le président.
« L'avenir du Kosovo est orienté vers l'intégration européenne et atlantique. Et sur ces bases nous souhaitons élaborer de solides garanties pour toutes les communautés vivant au Kosovo », a dit Fatmir Sejdiu, qui a salué les efforts de l'ONU et de l'Union européenne.
Le président du Kosovo a dit que son peuple ne « pourrait oublier les exactions qui ont été commises à son encontre », mais qu'il souhaitait avoir de « bonnes relations avec le peuple Serbe et tous les peuples de la région ».
En réponse à une question, Fatmir Sejdiu a affirmé être « prêt à prendre des mesures en vue de la déclaration de l'indépendance du Kosovo, aux côtés de ses amis. L'indépendance du Kosovo n'est pas dirigée contre quiconque », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le Premier ministre de la Serbie, Vojislav Kostunica, a affirmé que devant le Conseil de sécurité son pays avait « une fois de plus défendu avec fermeté son intégrité territoriale et sa souveraineté ».
« Ce faisant, la Serbie a défendu des principes fondamentaux de l'ordre international, y compris de la Charte des Nations Unies ». Il s'agit aussi de l'intégrité de la résolution 1234 (1999) sur le Kosovo, a-t-il expliqué.
« Il s'agissait donc d'une plaidoirie pour la paix et la stabilité dans le monde », a-t-il affirmé.
« La Serbie a aussi défendu l'idée de négociations pour résoudre les conflits », a-t-il dit, ajoutant que le Conseil de sécurité devrait diriger ses efforts vers la réalisation d'un compromis.
Vojislav Kostunica s'est dit « encouragé » d'entendre des voix en faveur de la défense de ces principes ; mais il a dit aussi avoir entendu « les Etats-Unis et l'Union européenne se prononcer contre eux et pour l'arrêt des négociations ».
« Si les négociations sont épuisées, on pourrait faire quelque chose au moins sur le terrain. Or une mission de l'Union européenne est aussi une violation de la résolution 1234 ». « Le plan Ahtisaari est mort », a-t-il ajouté, en référence au plan de l'Envoyé de l'ONU qui prévoyait d'abord des institutions nouvelles et des pouvoirs internationaux accordés à la province serbe administrée par les Nations Unies depuis 1999 et ensuite un calendrier pour y parvenir (dépêche du 2.02.2007).
Il a aussi dénoncé l'« annonce d'une déclaration unilatérale d'indépendance ou d'une 'annonce coordonnée' » du Kosovo. « Cette annonce augurerait d'une crise grave pour le monde, ouvrant une nouvelle ère dans les relations internationales », a-t-il affirmé.
Le Premier ministre serbe a annoncé qu'en cas de déclaration unilatérale d'indépendance, la Serbie considèrerait que cette annonce serait « nulle et non avenue » en vertu de la Charte des Nations Unies, et de la résolution 1234 et continuerait à considérer que ce territoire comme faisant partie du sien ».
Interrogé sur le recours éventuel à la force, Vojislav Kostunica a écarté cette option, affirmant que « la défense du droit international était bien plus efficace que la guerre », et évoquant des recours juridiques contre les pays défendant l'indépendance unilatérale du Kosovo.
Interrogé enfin sur la possibilité « d'accueillir le Kosovo et la Serbie comme deux Etats indépendants au sein de l'Union européenne », Vojislav Kostunica a fait observer que « cette option ouvrirait la porte à de nombreuses demandes similaires d'indépendance de la part des minorités au sein des Etats membres de l'Union européenne, qui est elle-même fondée, comme l'ONU, sur le respect des frontières existantes et de l'intégrité territoriale des Etats ».

Devant la presse, le représentant des Etats-Unis a rappelé que « le plan Ahtisaari n'avait pu être approuvé en raison notamment de l'opposition de la Russie. Une nouvelle période de négociation est parvenue à la même conclusion, à savoir que les parties n'étaient pas capables de se mettre d'accord sur une position commune », a-t-il estimé.
« En conséquence, nous estimons que la situation n'est pas durable. La Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) a été créée pour un an ; elle existe depuis 8 ans ».
Zalmayhalizad a donc affirmé avoir « demandé une fois de plus à la Russie d'approuver le plan Ahtisaari avec l'assentiment du Conseil de sécurité », estimant que la résolution 1234 n'empêchait pas la mise en oeuvre du plan Ahtisaari.

Enfin, le représentant de la Fédération de Russie, Vitaly Churkin s'est, lui, déclaré « optimiste et confiant sur le fait que les négociations pourraient continuer ».
« La Troïka a réussi à rapprocher les parties sur presque tous les points, sauf sur la souveraineté », a-t-il rappelé.
La Fédération de Russie a donc proposé un nouveau projet de résolution prévoyant une « feuille de route » pour encourager les négociations, a-t-il annoncé, réitérant que toute déclaration d'indépendance unilatérale serait « contraire au droit international ».

Il est possible d'accéder à l'enregistrement vidéo de la conférence de presse de V. Kostunica en cliquant ici (firchier audio rm).

mardi 18 décembre 2007

"Mladić et Karadžić se cachent en Serbie"

Le blog La Croatie diverse propose un article de B92, selon lequel un officiel américain, Raffi Gregorian (photo) a déclaré que les deux fugitifs sont en Serbie où les autorités peuvent les arrêter sur un simple coup de téléphone: "Ils sont en Serbie, et le Premier ministre Vojislav Kostunica peut résoudre la question de leur arrestation par un seul coup de fil". (...) Le ministre de la défense, Dragan Sutanovac, a invité aujourd'hui (...) Raffi Gregorian a fournir aux organes compétents les informations sur les personnes inculpées par La Haye qui se cacheraient prétendument en Serbie et il a ajouté que ces organes, en pareil cas, procéderaient selon la loi. Le même blog propose des articles intéressants sur la diaspora serbe.

Le blog Croatie diverse a changé d'hébergeur depuis la rédaction de ce texte, et ne propose pas la consultation des archives à sa nouvelle adresse (ici).

samedi 15 décembre 2007

Željko Vrljanović remis à la Croatie

Accusé de crimes de guerre en Slavonie en mars 1993, il est accusé d'avoir pris part à la tuerie de la famille des Grgić à Novska (Slavonie): Stjepan et Tomislava Grgić et leurs deux enfants Ivan et Anamarija avaient été abattus.

Arrêté le 12 décembre à Munich, il a été extradé ce 15 décembre par l'Allemagne. Depuis 1998 il résidait avec sa famille aux USA.

Source: B92.

vendredi 14 décembre 2007

Arrestation de Ljuban Necim

Ancien proche de R. Karadzic (en Bosnie), on l'accuse de participer à un réseau de trafiquants (drogues, armes, faux papiers) et de financer la cavale de R. Karadzic. Il figure dans une liste de 35 personnes dont l'UE considère qu'il s’agit de suspects qui protègent les 4 fugitifs Serbes encore recherchés par le TPY.

Selon B92, d'autres autres personnes ont été interpellées, dont Aleksandar Stevanovic, Igor Rankovic et Velimir Bil. A leurs domiciles ont été confisqués 48 kilos d'héroïne et 4 de cocaïne, 210.00 euros, des armes et des faux documents. Le trafic s'étendait en Serbie, Bosnie, Croatie, Macédoine, Tchéquie et en Suisse. Sources: BLIC, B92, Reuters.

jeudi 13 décembre 2007

Dragomir Miloševic condamné à 33 ans de prison

L’ancien général Dragomir Miloševic a été condamné par le TPY à 33 ans de prison, principalement pour crimes contre des Sarajéviens en 1994 et en 1995 alors qu’il commandait le Corps "Sarajevo Romanija" en Republika Srpska.

Selon La Libre Belgique, le jugement stipule que les forces serbes "ont déployé des snipers hautement qualifiés et entraînés qui utilisaient des fusils avec des lunettes télescopiques, ont utilisé des mortiers pour bombarder la ville et, sans doute le pire aspect de la campagne, ont utilisé des bombes aériennes modifiées, qui étaient imprécises et ne servaient aucun objectif militaire".

Il est jugé responsable de l’utilisation du mortier (obus) contre le marché de Markale le 28 août 1995, entraînant 43 morts: Omer Ajanovich, Hidajet Alich, Salko Alich, Zeno Bashevich, Husein Baktashevich, Sevda Brkan-Krushchica, Vera Brutus-Djukich, Halida Cepich, Pasha Crnchalo, Mejra Cocalic, Razija Colic, Esad Coranbegic, Dario Dlouhi, Salko Durakovic, Alija Dževlan, Najla Fazlic, Rijad Garbo, Ibrahim Hajvaz, Meho Herceglic, Jasmina Hodžic, Hajrudin Hozo, Jusuf Hašimbegovic, Adnan Ibrahimagic, Ilija Karanovic, Mesudija Kerovic, Vehid Komar, Muhamed Kukic, Mirsad Kovacevic, Hašim Kurtovic, Ismet Klaric, Masija Loncar, Osman Mahmutovic, Senad Muratovic, Goran Poturkovic, Blaženka Smoljan, Hamid Smajlhodžic, Hajro Šatrovic, Samir Topuzovic, Hamza Tunovic, Ajdin Vukotic, Sabaheta Vukotic, Meho Zeco, et Narima Žiga.

Sources: Bosnjaci.net, La Libre Belgique, B92.

RSF: l'asile doit être accordé à J.M. et à sa famille

Reporters Sans Frontières a dénoncé le refus par l'Autriche d'octroyer à J.M. (je préfère ne mentionner que les initiales) le statut de réfugié politique.

J.M. est connu pour ses recherches, pointues, plaçant sous la lumière des faits établis des responsables du génocide de Srebrenica. Il est lauréat du prix Prix Bruno Kreisky 2007 pour les droits de l'Homme. Il a dû fuir la Serbie car la famille d'un des accusés a mis sa tête à prix (50.000 euros).

Voilà un élément de plus qui ternit l'image de l’Europe forteresse. Source: AFP.

mardi 11 décembre 2007

Manifestation laïque à Belgrade

Une coalition d'ONG pour un État sécularisé a manifesté ce 10 décembre à Belgrade, place de la République, dénonçant la cléricalisation de l'État.

Lors de cette manifestation une intervention de militants d'extrême droite a nécessité l’intervention de la police pour éviter les débordements. Certains manifestants arboraient des badges à l'effigie de Ratlko Mladic et des slogans ont été scandés contre les étrangers et les homosexuels.

"C’est un triste jour car nous sommes le 10 décembre, journée internationale des droits humains, et cette marche montre à quel point les protecteurs des droits de l'Homme sont en danger dans ce pays. C'est le fruit de l'État d'urgence et de la poursuite d’une guerre de basse intensité contre la population critique et notamment les activistes de la société civile", a déclaré à B92 Staša Zajević des Femmes en Noir (Zene u Crnom).

La police a dû encadrer les manifestants à l'issue de la marche, pour les protéger. Liste des ONG membres de la coalition selon ZaMirZINE: Centar za mir i demokraciju, Centar za unaprijeđenje pravnih studija, Helsinški odbor za ljudska prava, Inicijativa mladih za ljudska prava, Beogradski centar za ljudska prava, Komitet pravnika za ljudska prava (Jukom), Queeria centar, časopis “Republika”, Socijaldemokratska unija, Urban In, Žene u crnom i Štart.

lundi 10 décembre 2007

Jour J: et maintenant?

Aujourd'hui, 10 décembre, journée internationale des droits de l'Homme, est le "Jour J", c'est-à-dire la date à laquelle la communauté internationale doit prendre position concernant le statut du Kosovo. Il semble toutefois que des décisions pourraient être rendues publiques mais le 19 décembre.

De source officieuse, on apprend que parmi les pays de l'UE un seul pays est défavorable à une indépendance du Kosovo: Chypre, qui craint de créer un précédent qui pourrait lui être défavorable. La Russie continue de soutenir la Serbie qui refuse de perdre près de 15% de son territoire. Le Royaume-Uni est disposé à reconnaître l'indépendance. B. Kouchner aurait laissé entendre qu’il attend une action des Albanais du Kosovo mais après les élections serbes.

La partie albanaise proclamerait son indépendance d’ici mai 2008.

Le gouvernement serbe aurait décidé des mesures de rétorsion, dont la fermeture des frontières, en cas d'indépendance. Boris Tadic a annoncé qu’il porterait plainte devant la Cour Internationale de Justice contre les États qui reconnaîtraient le Kosovo indépendant. La majorité des membres du gouvernement semblent pencher pour une réaction politique ou diplomatique et selon les observateurs une guerre est peu probable. Un conseiller de V. Kostunica a cependant déclaré en public: "la guerre est, elle aussi, un moyen". Il est évident que la guerre ramènerait la Serbie à une situation catastrophique.

Il est important de noter la dramatisation et la rhétorique qui a été développée par les dirigeants. (Des élections sont prévues en Serbie et il est fort possible que des partis trouveront dans la question du Kosovo un thème leur permettant de se faire valoir.) A noter dans ce cadre la récente intervention de l'évêque Artemije (photo) qui a eu des mots ambigus, appelant "à la mobilisation de tous les soldats de Serbie pour trois jours, afin de vérifier leur aptitude et leur formation. Organiser des manoeuvres militaires dans les régions proches de la province du Kosovo et de Métochie (...)."

Lire: La Serbie après le jour J: partira-t-on en guerre pour le Kosovo? (Danas, traduit par Persa Aligrudic, Courrier des Balkans).

dimanche 9 décembre 2007

Florence Hartmann: Radovan Karadžić à Belgrade en 2004

Selon Florence Hartmann, ancienne porte-parole de la Procureure du TPY, Radovan Karadžić était à Belgrade en 2004 où il a subi une opération chirurgicale.
Nous avons informé les autorités de Serbie, en leur donnant l'adresse. Plusieurs membres du gouvernement ayant en charge la police étaient prêts à l'arrêter et s'étaient mis en contact avec la France pour le transférer vers La Haye, mais les Américains sont intervenus et ont bloqué l'opération", aurait-elle déclaré à Blic. Quelques jours plus tard il aurait passé sa convalescence à Zaovina, près de la frontière bosniaque.
"Il y a eu trois tentatives d'arrêter Karadžić en 12 ans mais ils ne s'agissait que d’un show. (…) Les plus grands obstacles pour réussir complètement la mission de localiser et interpeller les fugitifs étaient avant tout les autorités locales, et aussi quelques pays, particulièrement les États-Unis, la Grande Bretagne et la France." Source: B92

samedi 8 décembre 2007

Topola: les Roms interdits en ville?

Selon B92, Dragan Jovanović, Président de la commune de Topola, a annoncé que des logements sociaux en construction en faveur de Roms seraient clôturés pour les empêcher de déambuler dans les rues de la ville. A une série d'habitants qui s'opposent à des travaux immobiliers, il aurait répondu:

Chers citoyens,
Je partage vos préoccupations (...) pour votre sécurité et pour vos conditions de vie dans votre région après la décision de bâtir une dizaine de logements pour des groupes socialement défavorisés, dont un certain nombre de Roms. Premièrement et avant tout, mes amis, vos craintes sont non fondées. Les logements seront situés à l'écart de la municipalité, (…) près du lac. Votre rue sera utilisée pour le transport des matériaux. Après l’achèvement des travaux, des fils de fer barbelés seront érigés pour les empêcher physiquement d'emprunter la rue Rade Blagojević. Je ne puis permettre les Roms dans le centre de la ville, l'argent a déjà été perdu une fois, je ne peux réellement pas me permettre d'hésiter plus longuement. Je vous garantis que vous n'aurez aucun contact non désiré avec eux.

Le parti de D. Jovanovic, Nouvelle Serbie, est un parti nationaliste créé en 1997 par des dissidents s du parti du Mouvement pour le Renouveau Serbe (SPO). Son président, Velimir (Velja) Ilić, est actuellement Ministre des infrastructures du gouvernement serbe.

vendredi 7 décembre 2007

ANEM: contre les atteintes à la liberté de la presse

L'Association des Médias Indépendants Électroniques (ANEM) lance un appel international en faveur d'actions légales contre les auteurs de l'interruption du programme radio "Pescanik" de B92.

Selon l'ANEM, le 3 décembre à Arandjelovac, un groupe de partisans du parti Nouvelle Serbie (Nova Srbija) a interrompu et empêché l'enregistrement d’un débat politique au cours du programme radio de B92. Les personnes étaient menées par Dragan Jovanovic. Le groupe aurait été rejoint par des partisans du Parti Radical Serbe (SRS) et des membres du groupe "Nasi".

Mirko Djordjevic, Vesna Rakic Vodinelic, Teofil Pancic, Miljenko Dereta et Petar Lukovic devaient prendre la parole au cours de l’émission et en ont été empêchés.

Le 18 novembre le même programme radio avait dû être annulé pour le même motif.

Plus d'informations auprès de Sasa Mirkovic et Sibina Golubovic, ANEM, 13a Marsala Birjuzova Ulica, 11000 Belgrade, Serbie, tél/fax: +381 11 2622 467 / 3286 355, e-mail.

Vaste opération de communication en Serbie

La Serbie a lancé une campagne d'affichage mettant en scène des personnalités de premier plan de l'histoire mondiale: J.F. Kennedy, Winston Churchill, le Général de Gaulle… Certains de leurs propos ont été transformés pour devenir des slogans en faveur du maintien du Kosovo en Serbie. Ainsi une expression de G. Washington: "Le moment est venu de montrer que nous sommes des hommes libres ou des esclaves".

jeudi 6 décembre 2007

Pas de recours à la force en cas d'indépendance du Kosovo

Selon l'agence de presse BETA, le Ministre des Affaires étrangères Vuk Jeremic a exclu toute utilisation de la force en cas d'auto-proclamation unilatérale d'indépendance du Kosovo, tout en annonçant son intention d’utiliser les moyens à sa disposition pour défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Serbie.
D'autres déclarations de V. Jeremic sont proposées en français sur Glas Srbije.

Tomislav Nikolić (SRS) candidat aux présidentielles

Selon B92, Tomislav Nikolić, figure de premier plan du Parti Radical Serbe (SRS), a annoncé se porter candidat aux élections présidentielles à venir. Il avait été élu président du Parlement en mai 2007 grâce à l'apport des voix du parti de V. Kostunica, mais il avait dû démissionner assez rapidement. Boris Tadić aurait annoncé lui aussi être candidat.

lundi 3 décembre 2007

Carla del Ponte insatisfaite

La récente visite de la Procureure du TPY se sera révélée décevante. Il s'agit de sa dernière visite à Belgrade, puisque son mandat s'achèvera fin de ce mois. Lors de cette visite elle a fait savoir son insatisfaction devant l'absence de capture des fugitifs serbes que le TPY souhaite juger: Ratko Mladic, Radovan Karadzic, Stojan Zupljanin et Goran Hadzic.

Le successeur de Mme Del Ponte est Serge Brammertz (photo), juriste belge de réputation mondiale. Des observateurs se sont interrogés sur le rôle qu’il jouera face au souhait de certains Etats de démanteler le TPY dans 2 ans -alors que bon nombre d’affaires n’ont pas été jugées.